Commémoration du 8 mai : discours du Maire, Didier Bresson

Commémoration du 8 mai : discours du Maire, Didier Bresson

Mesdames, Messieurs,

C’est dans des conditions bien particulières, encore avec nos masques, que cet hommage a lieu aujourd’hui au pied de notre Monument aux Morts.

Je tiens tout d’abord à saluer les représentants de l’association des Anciens Combattants, son président Bernard Houdayer, Mesdames et Messieurs les élus et bien sûr vous Cersoises et Cersois. Merci d’être présents ce matin pour commémorer ensemble cette date du 8 mai 1945.

Commémorer ne veut pas dire célébrer, mais se souvenir.

Le 8 mai 1945 le régime nazi capitulait après un conflit de cinq années, le plus meurtrier et le plus barbare de notre Histoire. La France, l’Europe, le Monde venaient de connaître une longue et douloureuse épreuve. Parmi ceux qui l’ont vécue beaucoup connurent l’exode, la faim, la misère, la séparation, la captivité, les camps de concentration, une mort méthodiquement organisée, planifiée, industrialisée, « L’HORREUR » : des dizaines de millions de morts et des centaines de milliers de blessés physiquement mais aussi moralement. Une souffrance que la plupart d’entre-nous, n’ayant pas vécu ce cauchemar, ne peuvent mesurer.

Cette victoire chèrement acquise nous la devons à notre armée, nos alliés, nos résistants.

Je reviens sur l’Histoire pour nos plus jeunes : 1940 de nombreux Français ne se résignent pas au régime d’occupation imposé par l’Allemagne nazie.

Le 11 novembre 1941 le Général de Gaulle prononce un discours à la radio de Londres dans lequel il rend hommage à Georges Clémenceau « Père de la Victoire de 1914-1918 ». Il dit : « Le soir du 11 novembre 1918, la foule ivre de joie s’épuisait à vous acclamer, vous avez crié les seuls mots qu’il fallait dire : VIVE LA FRANCE. Vous n’avez pas crié pour rien, la France vivra et au nom des Français je vous jure qu’elle vivra victorieuse. »

Le Général de Gaulle a tenu parole. La France et l’Europe retrouveront leur liberté le 8 mai 1945. Ce jour a clos un chapitre sombre de notre Histoire : c’est la victoire des Droits de l’homme sur le crime, l’infamie et la barbarie.

Bien que différente, ce que nous vivons aujourd’hui est aussi une épreuve.

Les menaces qui pèsent sur notre civilisation, les appels à la haine doivent nous alerter.
Souvenons-nous des attentats de 2012, ceux de 2015, du Père Amel, d’Arnault Beltram, du professeur Samuel Paty, de la fonctionnaire de police Stéphanie Monfermé tuée par un terroriste récemment et mercredi dernier le brigadier Eric Masson 37 ans tué à bout portant par un trafiquant. Il n’y a plus de respect.

Chaque jour des policiers, des pompiers, des médecins, des professeurs sont pris pour cibles et attaqués.

Dernièrement des généraux, nourris par un patriotisme sincère, ont dénoncé le laxisme de nos politiques.

Pouvons-nous leur donner tort ?

D’ailleurs les Français sont de plus en plus attachés à leur armée et de plus en plus conscients et reconnaissants du rôle joué par nos militaires.

C’est aujourd’hui l’occasion de saluer toutes celles et ceux qui risquent leur vie pour la défense de nos valeurs, pour nous permettre de vivre en paix : la police, la gendarmerie, nos militaires. Merci à vous.

Je tiens également en cette période de crise sanitaire à remercier tous les professionnels de santé ainsi que les pompiers pour leurs interventions pour le bien- être de tous.

Comme chaque année cette commémoration du 8 mai 1945 est un devoir de mémoire que nous nous devons d’accomplir pour se souvenir de ces femmes, de ces hommes qui ont œuvré pour la paix, pour notre liberté, pour notre vie.

Ce devoir de mémoire, c’est notre devoir de reconnaissance envers les générations futures.

Comme disait le Général de Gaulle « VIVE LA FRANCE LIBRE »

VIVE LA FRANCE